De l’importance différentielle entre les œufs commerciaux et campagnards

•8 février 2010 • Laisser un commentaire

On applique notre pensée à celle du chien quand on veut se mettre dans sa tête. Je regarde dehors la soi-disant chose qu’on appelle la Nature et je me demande que serait la vie en continu… sans notre calendrier, nos contraintes… notre moule hermétique. Si tu sors du moule, tu es un cinglé qu’il faut soigner, isoler ou éliminer. Une vie de chien en continu… et là on ne parle pas d’une vie de chien à la manière doit on la voit singulièrement… une vie de chien sans stress et linéaire… Pas de barrières humaines temporels et autres… on se concentre à vivre et à répondre à nos besoins primaires… pas de besoins métaphysiques. C’est tellement ironique d’écrire ça… (Ayoye osti! : j’viens d’me péter le côté du pied sur le bord du fridge (mettre lien vers antonomases et pourquoi ne pas en faire d’autres en allant prendre mes toasts). Ce qui resterait sans la métaphysique serait peut-être notre inconscient… comme le chien qui se rappelle de l’homme qui lui a rendu service dans le passé et est bon.

J’aurais bien aimé nous voir tous la chanter dans un gros party, mais je n’ai besoin que de l’image pour être satisfait : It’s the end of the 2149… and I feel fine…!

Je veux tout faire… m’étendre sur la longueur du monde infini pour m’épanouir dans les idées métaphysiques communes à tous. Je veux y faire mon nid pour m’éclater, m’épanouir et faire le bien dans chacun.

Non, je n’allumerai pas la télévision. Je veux me laisser bercer dans ce paysage de beauté sublime.

J’suis un puncheux. J’ai besoin que d’autres viennent me livrer leurs ingrédients pour que je puisse y arriver.

Je n’ai pas pris des œufs de campagnes ce matin, mais j’aurais bien aimé. J’ai pensé à ma coloc de l’an dernier qui apportait cette nourriture saine à l’Appart et qui tentait de me faire réaliser la nuance cruciale qui existe entre ceux-là et les commerciaux.

Comme l’a été mon déménagement à l’Appart en 2005, cet événement a été très tranchant dans mon parcours. Ma crise d’épilepsie pourrait être comparée à la naissance de Jésus-Christ dans notre ligne du temps occidental. Et l’arrivée à l’Appart et donc, à Montréal, pourrait être la fin de la Guerre du Péloponnèse. Athènes/Sparte = Mont-Laurier/Montréal

Glissade dans les songes infinis de la liberté stressée par le contrôle de la structure. En parlant de glissade… un gars avec un cerf-volant et des skis glisse sur le lac gelé du Lac-des-îles… Je me demandais qu’est-ce qui pouvait arriver dans mon champ de vision côté cour… Wow, j’aimerais ça essayer ce sport! Je me demande comment on fait lorsqu’on veut arrêter… peut-être est-ce le vent qui a le contrôle absolu?:P

Bing balang bing bing bang!

Je fus plongé dans l’univers de Pablo Neruda

•27 janvier 2010 • Un commentaire

Il y presque deux ans, dans le cadre de mon cours cours de français 4 au Collège de Rosemont, nous devions réaliser deux exercices créatifs en nous servant d’oeuvres du poète chilien.

Premier exercice

« Lecture des poèmes de Neruda puis création d’une poésie unique fusionnant votre pensée et la sienne. »

Je devais choisir 16 vers dans l’amalgame de poèmes que la prof nous avait donné. Puis, je devais composer le mien avec ceux-ci en les agençant et en apportant quelques modifications si nécessaire.

Je mets à l’instant les nocturnes de Chopin… tout comme la prof l’avait fait pendant que nous travaillions sur ce projet en classe. Le comble de ce merveilleux moment : nous avions chacun une chandelle sur notre table (non, il n’y a pas eu d’incendie). C’était tellement doux, plaisant et beau! Je souligne que le Collège de Rosemont est fréquenté par des étudiants de provenances très multiculturelles… N’est-ce pas touchant comme image de voir des êtres humains s’unir dans leurs différences à l’intérieur d’un moment de paix aussi gracieux pendant qu’à plusieurs endroits sur la planète, on se tirait dessus à coup de bombes!

Presque ce que je ressens

Laisse-moi me balancer au gré de ton nom

Je suis affamé de tes lèvres, de ton corps, de toi

Sauf qu’aimer, c’est un dangereux combat d’émotions

C’est préférable que je t’aime entre l’ombre et l’âme

-

Nous sommes des symboles de la fausse bonté

Se saluant chaque jour en se levant

Notre hypocrisie transparente de larmes

Êtres horripilants d’une démesure heureuse

-

Je me lasse d’être un homme

Mais ne dérangez pas mon destin

Mon âme s’élève au milieu de ce silence

Car ma flamme altruiste est éternelle

-

Abattons les jérémiades et je m’offrirai à toi

Il m’arrive de ne pas t’aimer quand je t’aime

Car c’est ta beauté qui est à l’origine de ce jeu sanglant

Je t’en conjure ; viens adoucir mon coeur tourmenté

Un peu de masturbation intellectuelle maintenant… les commentaires que j’ai reçue de ma professeure et de la stagiaire concernant ce poème (je vous le rappelle, inspiré ma Neruda) :

« Belle poésie qui amalgame l’amour et le triste sort des hommes : deux sentiments grandioses dans la condition humaine. » — K.C.

« Bel agencement poétique qui mêle sensibilité et mélancolie. » — M.T.

Deuxième exercice

Création poétique fragmentaire qui répond aux questions de Neruda dans Le livre des questions, et dans le recueil La rose détachée et autres poèmes.

Q1 : Est-il plus triste chose au monde qu’un train arrêté sous la pluie?

R1 : Oui, une femme qui pleure, ou pire, un petit enfant?

Q2 : Qu’abrites-tu là sous ta bosse ? dit le chameau à la tortue.

R2 : Des années de vieillesse.

Q3 : La tortue a répondu : Et toi, que dis-tu aux oranges?

R3 : Juteuses, savoureuses et stimulantes.

Q4 : Pourquoi, se sentant jaunissantes, les feuilles se suicident-elles?

R4 : Parce qu’elles ne veulent pas voir les hommes en hiver.

Q5 : Combien de questions dans un chat?

R5 : C’est relatif. Je connais un chat très futé, mais son comparse est profondément idiot.

Q6 : Les larmes qu’on ne verse pas attendent-elles en petits lacs?

R6 : Non, elles sont plutôt sous forme de ressources naturelles inépuisables.

Q7 : Combien d’années compte Novembre?

R7 : C’est réciproque.

Q8 : Quel nom porte-t-il, ce cocktail qui mélange éclairs et vodka?

R8 : Certaiment la vie ; surtout celles des hommes.

Q9 : Pourquoi Jeudi ne se persuade de succéder à Vendredi?

R9 : La paie arriverait trop tard.

Q10 : Qu’à fait pour se retrouver livre la bicyclette abandonnée?

R10 : Elle n’appartient à personne. Elle a toujours été libre.

Q11 : En le brûlant à petit feu au napalm nord-américain?

R11 : Certainement pas ; probablement l’une des pires idées que l’on pourrait avoir.

Q12 : De quoi rit-elle, la pastèque au moment où on l’assassine?

R12 : Qu’il viendra aussi notre tour bien assez vite!

Q13 : Et pourquoi le fromage a-t-il pour ses exploits, choisi la France?

R13 : Parce qu’il ne connaissait pas encore le Québec.

Q14 : Puis-je demander à mon livre s’il est vrai que je l’ai écrit?

R14 : Oui, mais il y a des fortes chances qu’il vous réponde lorsque vous pourrez voler.

Q15 : Qui a jamais vu l’aloès?

R15 : Ceux qui ne sont pas malades. Les mêmes qui pensent avoir une vie difficile sans se rendre compte de leur chance incroyable par rapport à bien d’autres.

Q16 : Là-bas, son coeur assassiné recherche-t-il ses assassins?

R16 : Non, il pardonne. Il faut bien finir par pardonner et ça, les coeurs le savent plus que quiconque.

Q17 : Notre vie n’est-elle un tunnel entre deux clartés imprécises?

R17 : Véridique pour la plupart, certes, mais pas pour tout le monde.

Q18 : Ne vois-tu pas que le pommier fleuri pour mourir dans le pomme?

R18 : N’est-ce pas là une bien belle façon de le faire.

Q19 : Ne pleures-tu, parmi les rires, près des bouteilles de l’oubli?

R19 : À tous les jours, cette nostalgie traitresse m’arrive et j’espère seulement qu’une personne viendra me guérir.

Q20 : Pourquoi tout ce long bout de route, et grandir pour nous séparer?

R20 : Premièrement, l’être est unique. Deuxièmement, il est éternel. Nous ne nous séparons jamais en quelque sorte.

Et pourquoi pas, encore de la m. i. :

« Quel joli humour Alexis et quelle belle sensibilité. » — M. T.

« Merci pour cette lecture agréable, Alexis. Je profite de ce mot pour te féliciter pour les efforts soutenus dont tu as fait preuve lors de ta dissertation de reprise. J’ai éprouvé de la fierté à ton égard. N’oublie jamais que c’est armé d’efforts et de persévérance que l’on gravite les échelons : une autre constatation reliée à la condition humaine. Bon succès et bon été. » — K. C.

C’était un moment délicieux et j’éprouve beaucoup de nostalgie en y repensant!

Imbroglio de janvier

•25 janvier 2010 • Un commentaire

La conscience est la vision des dieux de l’Intérieur chaotique.

Ça fait un bail que je n’ai pas rien partagé avec vous ici. Pourtant, tellement de trucs me tarabustent l’esprit et viennent alimenter ma plume. J’ai écrit beaucoup, mais le résultat est un capharnaüm compréhensible que pour moi-même, donc, qu’il faut que je décortique.

Comme amuse-gueule, je vous propose quelques détails que vous ne voulez peut-être pas savoir à propos du ménage que j’ai effectué dans la cave de l’Appart pendant le temps des fêtes lorsque j’étais seul et que j’avais besoin d’épanouir mon envie « tétrissienne » …

Objets trouvés : un patin, un 5kg de charbon entamé (?!), objets à des fins de jeux sexuels (vibrateur, menottes, etc.), plusieurs sortes de bibittes, instruments divers pour la fumette (bouteille à pouks surutilisée, etc.) qui n’ont plu – bien sur – aucune utilité, des vis et clous de toutes sortes en quantités inutiles pour les 5 prochaines générations, des fléchettes, une clé (du paradis?), Le « dessour » de la télécommande du récepteur pour la tv (mon deuil était fait depuis longtemps et j’avais mis du tape pour le remplacer!), Bout de poignée de tasse à café, des allumettes, des batteries (des tonnes de batteries), du tape électrique noir (en bonne quantité et qui pourrait toujours servir à faire un des mauvais coups que j’ai déjà imaginé : taper un gars sur poteau dans les airs avec son lit pendant qu’il dort profondément et voir la face qu’il ferait en se réveillant), une paire de ciseaux et j’en passe.

Ce que je m’attendais à trouver et que je n’ai pas trouvé : un corps mort, un trésor, Ben Laden et des pogs.

That’s about it!

Je suis véritablement timoré en ce moment. Je ne crois pas que c’est une mauvaise chose, car mes médecins m’ont prescrit une certaine stabilité pour une durée déterminée.

Je suis allé au Colloque sur la laïcité vendredi dernier à l’UQAM qui était organisé par la revue À BABORD! (qui édite seul et sans subvention depuis 7 ans). Super intéressant et pertinent, mais plusieurs en ont profité pour aller dire du verbiage pendant la périodes de questions. Des tonnes de théories à 5 cents bien souvent qu’autrement sans question! Monsieur Daniel Weinstock, qui est professeur de philo et directeur du centre de recherche en éthique de l’UdM, était sur place… un homme que je recroiserai surement dans les prochaines années vu mon champ d’études. Il a d’ailleurs été le directeur de thèse de mon prof de philo 3 au Cégep de Rosemont et il a écrit la préface du livre de ce dernier. Pour en revenir à la laïcité, la Cour d’appel du Québecva rendre une décision importante au sujet du fameux cours Éthique & culture religieuse… plus de détails ici.

Aussi, le Centre Bell m’a accueilli samedi dernier pour l’écrasante victoire des Habs sur les Rangers!  L’organisme Virage de l’hôpital Notre-Dame m’a gracieusement donné le billet! J’étais seul, mais fidèle à moi-même, je me suis fait plein d’amis sur place : un couple d’une quarantaine d’années, une mère avec son enfant qui me tapait la main joyeusement après chaque but et un monsieur qui était convaincu qu’il me connaissait du fait de m’avoir vu sur un terrain de golf et/ou lors d’un match de hockey (fort probablement impossible parce que je n’ai jamais mis les pieds sur un terrain de golf)… J’ai aussi un quelques instants de regards avec un certain Vincent Damphousse! Je l’ai remarqué seulement à la fin… il est parti quelques minutes avant que la ça te termine pour éviter le bain de foule et je le comprends, mais j’aurais bien aimé lui glisser quelques mots et lui serrer la main!

Pour finir, voici un truc que j’ai écrit il y a quelques semaines…

Elle tendit l’oreille sur le mur. L’homme de l’autre côté fredonnait Give Peace A Chance. Ce même homme se faisait lutter par une « flobe » quelques heures plus tard.

Le phare avant du camion clignotait à droite. L’avertissement sonore du clignotant ne faisait aucun effet sur le chauffeur au lourd problème de surdité.

Il ne soufra pas, enfin, seulement quelques secondes de frayeur exponentielle suffirent pour l’envoyer au paradis pour « jammer » avec Lennon.

La jeune femme en robe de chambre, qui était nue sous celle-ci, se demanda si elle avait rêvé… Elle se tourna vers la télévision où son regard était en place quelques instants plus tôt… L’Insoutenable Légèreté de l’être donne du bonheur à sa vie normale.

La voix se remit à fredonner de façon plus intense. Elle semble mielleuse comme la rosée du printemps septentrionale. Des frissons lui tarabustèrent la nuque.

Une chorale de personnes qui fredonnent bombarda les oreilles de madame. Venant de tous les sens, les ondes semblaient la transcender.

19 abeilles apparurent de nulle part pour venir faire fredonner leurs ailes près d’elle.

Elles finirent par devenir fumée.

De la boucane blanche et dense devint l’environnement de madame.

3 jours plus tard…

Elle lit à la table (le fond est embrouillé). (Le livre est La Métamorphose de Kafka avec le commentaire de Nabokov.)

Focus sur le fond (en arrière de madame) : des tonnes de boîtes de stuff à abeilles sont entreposées dans son loft.

P.-S. ta heautou prattein (indice : Platon)

Objets trouvés : UN patin, un 5kg de charbon entamé ?!, objets à des fins de jeux sexuels (vibrateur, menottes, etc.), plusieurs sortes de bibittes, Instruments divers pour la fumette (Bouteille à pouk, etc.) qui n’ont plus -bien sur- aucune utilité, des vis et clous de toutes sortes en quantités inutiles pour les 5 prochaines générations, des fléchettes, une clé (du paradis?), Le « dessour » de la télécommande du récepteur pour la tv (mon deuil était fait depuis longtemps et j’avais mis du tape pour le remplacer!), Bout de poignée de tasse à café, des allumettes, des batteries (des tonnes), du tape électrique noir (en bonne quantité et qui pourrait toujours servir à faire un des mauvais coups que j’ai déjà imaginé : taper un gars sur poteau dans les airs avec son lit pendant qu’il dort profondément et voir la face qu’il ferait en se réveillant), une paire de ciseaux et j’en passe.

Ce que je m’attendais à trouver et que je n’ai pas trouvé : un corps mort, un trésor, Ben Laden et des pogs.

And that’s about it!

Coups de coeur 2009

•12 janvier 2010 • Laisser un commentaire

Voici donc, en rétrospective, ma liste en ce qui concerne les albums, les spectacles auxquels j’ai assisté, les livres et la tout c’qui de 2009. J’aurais aimé faire des analyses plus approfondies, mais j’ai d’autres chats à fouetter et il commence à se faire tard pour les bilans de 2009.

Meilleurs albums de musique

1. Dream Theater — Black Clouds & Silver Linings

Sans surprise pour ceux qui me connaissent le moindrement. Cet album était destiné au sommet dès que le batteur du groupe, Mike Portnoy, m’a mis au courant de sa sortie sur son forum. Un album de DT encore une fois incroyable. Autant musicalement et — même si plusieurs peuvent me contredire sur ce point — qu’émotionnellement. Un début haut en couleur avec A Nightmare To Remember (dont j’ai fait un article exclusivement ici). La dernière partie de l’Alcoholics Anonymous Suite, The Shattered Fortress, dont toutes les paroles ont été écrites par monsieur Portnoy, traite de son passé intime à l’alcoolisme. The Best Of Time, morceau qui est adressé au défunt père de Portnoy qui est décédé à la fin de 2008 et qui avait eu le temps d’entendre la chanson très émotive que son fils lui avait composée. Un chef-d’œuvre. Un de mes albums préférés de Dream (Oui, c’est le diminutif de Dream Theater… vous êtres forts!). Je l’ai tellement écouté en me promenant sur le site du FIJM pendant que j’y travaillais. Je me rendais aux fourgonnettes pour les boissons et je devais traverser dans la foule seul alors j’en profitais pour écouter d’la bonne musique… Tout en restant aux aguets sur les ondes bien entendu ! ;)

2. Porcupine Tree — The Incident

Il arrive tout juste derrière et vraiment très proche : le dernier opus du groupe rock progressif fondé d’entre autres par deux excellents musiciens que sont Steven Wilson et Gavin Harrison. Comme il a déjà été dit par plusieurs, ce n’est pas à la première écoute que l’on peut apprécier l’album à sa juste valeur. À écouter en boucle plusieurs fois de suite!

3. Transatlantic — The Whirlwind

Supergroupe composé de Mike Portnoy, Neal Morse (ex-Spock’s Beard), Rone Slolt (The Flower Kings) et Pete Trawasvas (Marillion). Album supposément composé en quasi-totalité par monsieur Morse (très solide multiinstrumentaliste) selon Mike Portnoy (tout comme les derniers de Transatlantic). Du progressif de haute qualité avec la crème de la crème des musiciens de ce style. Je suis en extase en écoutant cet album qui vient chercher mes valeurs musicales des plus profondes. Je serai dans la 5e rangée en plein milieu pour le show du 21 avril prochain au Métropolis. Mon dernier examen aura lieu cette journée en plus… quelle belle façon aurai-je de fêter ma fin de session! OUIN MONSIEUR!

4. Lamb Of God — Wrath

J’adore ce groupe. 2009 a été particulièrement propice pour écoute ce genre de musique avec toute la frustration que j’ai ressentie la majorité du temps. Très efficace pour la marche rapide. Attention aux oreilles, ça buche en criss mamie!

5. Gazpacho — Tick Tock

J’ai connu le groupe avec cet album merveilleux. Ils ont emprunté le nom de la fameuse soupe espagnole que je n’ai jamais goûtée malheureusement. De la belle musique et plus accessible pour ceux qui trouvent que mes tendances tendent (pléonasme voulu) trop souvent vers le métal… Très prog, bons musiciens et ça te mets une ambiance incroyablement planante dans une pièce!

6. OSI — Blood

Autre groupe de prog vraiment intéressant. Gavin Harrison, le batteur de Porcupine Tree, était l’invité spécial pour cet album qui a regroupé de grands noms à travers les albums et les années. Autre invité spécial : Mikael Åkerfeldt d’Opeth qui vient mettre sa belle voix dans le morceau Stockholm (qui porte le nom de sa ville natale).

7. Riverside – Anno Domini High Definition

Groupe polonais que j’ai connu l’an dernier. Du métal progressif. C’est seulement leur deuxième album. De bons musiciens… entre autres, une violoniste qui vient ajouter une dimension particulière et intéressante.

Le reste sous forme de mentions honorables parce que ça serait trop long!

Indukti – Idmen, Inglourious Basterds Soundtrack (surtout en ce qui concerne le travail de m’sieur Morricone), Astra – The Wierding, The Devin Townsend Project – Ki & Addicted, Them Crooked Vulture (super groupe composé de boys de Nirvana, Led Zep et Queens Of The Stone Age… old school et excellent !), The Dear Hunter – Act III Life And Death (écoutez The Tank), Animals As Leaders (du prog à jeter par terre… le même effet que j’ai eu avec Colors de Between The Buried And Me en 2007), U2 – No Line On The Horizon (je ne suis pas un fan fini, mais j’ai adoré cet album… l’ajout des cuivres est pertinent… allez voir ce clip), Rammstein – Liebe Ist Für Alle Da (Spectacle sur les Plaines l’été prochain… watch out!), Megadeth – Endgame, Muse – The Resistance, The Flaming Lips – Embryonic (écoutez I Can Be I Frog), Vincent Vallières – Le monde tourne fort, Astra – The Wierding, Beardfish – Destined Solitaire, Scale The Summit – Carvint Desert Canyons, Bob Dylan – Together Trough Life & Christmas In The Heart

Meilleurs spectacles

1. Dream Theater au Centre Bell 12 août 2009

Seulement quelques jours après mon opération au cerveau… la première chose que j’ai dite en me réveillant de mon anesthésie (au grand désespoir de ma mère et de mon amie qui étaient à mon chevet) : j’vais aller à Dream Theater! Super setlist… The Dance Of Eternity c’était du bonbon! One Last Time est venu me chercher puisque j’avais demandé à une bonne amie de faire jouer entre autres ce morceau si je ne m’en tirais pas cet été. As I Am, ça buchait tellement, les gosses me « shakaient ». The Count Of Tuscany était magnifique avec la projection vidéo… c’était sublimement MAGIQUE comme finale !

Setlist :

A NIGHTMARE TO REMEMBER
A RITE OF PASSAGE
HOLLOW YEARS
(Quick Keyboard Spot)
PROPHETS OF WAR
THE DANCE OF ETERNITY
ONE LAST TIME
SOLITARY SHELL
AS I AM
Rappel : THE COUNT OF TUSCANY

2. Porcupine Tree au Métropolis, 29 septembre 2009

Ils ont joué The Incident au complet comme première partie… un de mes meilleurs albums de l’année! Excellent setlist, ambiance incroyable, son impeccable… spectacle qui était ni plus ni moins orgasmique pour mon esprit musical avide de sensations ! Direct dans les veines s.v.p. ! Cliquez ici pour le setlist.

3. Soilwork aux Foufounes électriques

Un groupe que j’ai découvert il n’y a pas si longtemps et que j’ai beaucoup écouté en marchant. Crises d’épilepsie localisées (je ne savais pas ce que c’était à ce moment et surtout, je croyais que ces émotions étaient bénignes) pendant le spectacle… Je trashait comme un malade en plus… Imaginez un peu! Le setlist était le résultat de votes des fans sur le site web sur groupe.

4. Slipknot au Centre Bell

C’était excellent. Super violent, mais « l’éthique du trash » était respectée. Setlist de fou… Ils ont commencé avec SIC… MALADE! Cliquez ici pour le setlist.

5. Opeth au Medley

Une salle parfaite pour le groupe… qui était venu un an presque jour pour jour au même endroit. J’ai eu aussi des crises d’épilepsie pendant ce spectacle sans savoir ce que c’était, mais je continuais à trasher et c’était hallucinant! J’espère que Akerfeldt et sa bande ne tarderont pas trop à nous offrir un autre album… Cliquez ici pour le setlist.

Kakwa à la Place Laurentienne de l’Université de Montréal

J’étais très content d’être là. Ce spectacle m’a fait du bien parce que j’étais dans un des moments les plus sombres de ma vie et ça a mit de la joie dans mon âme. Il y avait plein de gens de Mont-Laurier. C’était à l’extérieur et il faisait très beau. Gratuit en plus… Tous les éléments étaient là pour passer une belle soirée!

Mes deux livres de 2009

Madeleine Robitaille – Dans l’ombre de Clarisse

Auteur de chez nous que je connais depuis longtemps… Son troisième roman d’épouvante. Je vous conseille celui-ci et aussi son premier qui s’intitule Le quartier des oubliés et qui se passe dans les Hautes-Laurentides !

Jean-Paul Loubes – Je ne suis pas Jack Kerouac

J’ai fait la trouvaille de cet excellent ouvrage au Salon du livre. J’ai rencontré, par hasard, un certain Jean Morisset qui est un ancien professeur de géographie de l’UQAM. Un dude vraiment intéressant. J’ai profité de ma visite au salon pour parler avec plusieurs auteurs connus et d’autres moins… C’est Morisset qui a conseillé à Loubes le concept du livre et qui l’a initié à Kerouac. Il a même le banc d’école de Kerouac chez lui et il connait bien sa fille !

Films

Je peux vous dire que j’ai adoré les deux comédies Zombieland et The Hangover. Également, j’ai été jeté par terre par The District 9 au cinéma ! Le chef-d’oeuvre de l’année est, pour moi, Inglourious Basterds. Tarantino plus à l’aise que jamais… Des influences à la Leone très bien appliquées. Du grand cinéma !

Je sais, je suis bref même si plusieurs le savent, je suis un cinéphile. Mais bon, il faut faire des choix…

Tout c’qui

J’ai aussi adoré mon expérience en improvisation et les matchs auxquels j’ai assisté.

Le Projet Laramie : pièce de théâtre qui était présenté l’automne dernier qui parle d’une histoire sordide d’homophobie au Wyoming. De très bons comédiens, une belle mise en scène et un soutien technique quasi parfait. Des supplémentaires auront lieu au printemps et je vous conseille fortement d’y aller.

Le Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht au Théâtre Prospero. Ma première expérience théâtrale avec ce fameux dramaturge allemand et qui fut pour le moins délicieuse.

L’Arracheuse du temps de Fred Pellerin à la Place des Arts. Un spectacle de plus que j’aurai été voir seul et que j’aurai fortement apprécié! J’étais très bien placé et j’ai adoré… J’ai bien aimé le petit band qui jouait avant le spectacle. Tout comme l’a mentionné M. Pellerin, c’est pas mal plus intéressant que de faire jouer un disque!

Je ne peux passer sous silence les spectacles pour lesquels j’étais un des héros obscurs, c’est-à-dire un tech : le spectacle d’Orthophonie et d’Audiologie de l’UdM au Centre d’Essai du pavillon Édouard-Montpetit, le show de fin de session de la troupe de danse contemporaine de l’UdM toujours au même endroit ainsi que  la pièce de théâtre Le Terrier au Vieux Sainte-Martine (où jouait un comédien qui jouait aussi dans la pièce de Brecht au Prospero… le monde est p’tit!).

Åkerfeldt

Le pigeon machiavélique

•4 janvier 2010 • Laisser un commentaire

Il y a quelques années (oui, je suis rendu à parler en années!), 2 boys de l’Appart avaient eu une bonne idée de frasque à faire en partant pour une activité quelconque à l’extérieur.

Ils aperçoivent un pigeon mal en point. La bête semble facile à attraper… C’est le moment pour eux de le prendre et de le mettre dans hall d’entrée de l’Appart!

Le hall a deux portes et est un espace très restreint. Un autre des boys est fumeur et il est interdit de fumer la cigarette dans l’Appart donc il doit souvent passer par là. Il était alors plus que plausible de penser que le coloc allait le voir. Situation cocasse et plutôt comique allait s’en suivre…

Ce qu’il ne se doutait pas, c’est que le coloc en question allait être trop endormi et/ou distrait et que le pigeon pouvait être assez tranquille pour être furtif.

C’est ce qui arriva : mon coloc s’en alla fumer sa cigarette tout en laissant la porte du hall ouverte (qui communique avec le grand couloir de l’Appart, par conséquent, la majorité du reste de l’Appart).

À ce moment, je crois que j’étais au sous-sol ou dans ma chambre à l’autre bout de l’Appart. Je ne pense pas avoir eu à faire à proximité du pigeon en question.

Quelques heures ont passé avant le retour des boys espiègles… On entend le brouhaha habituel d’une arrivée de plusieurs personnes. Quelques instants plus tard, l’action se déroule plus au milieu de l’Appart et les boys se bidonnent en masse.

On les entend parler avec exubérance et ils finissent par nous adresser la parole respectivement à moi qui est en bas et à mon coloc qui est dans chambre à l’étage.

Réunion au sommet dans le corridor en plein milieu de l’Appart… puis constatation de la présence du pigeon. S’en suivent les explications…

Le pigeon avait traversé pratiquement la place au complet. On ne saura jamais son itinéraire de cette journée puisque personne ne l’a vu et qu’il n’y avait pas de caméras dans la place, mais il était rendu dans la chambre d’un des deux comiques qui avait fait le coup. Il se promenait peinard.

J’ai encore l’image dans ma tête et je la trouve ben drôle nonobstant le fait tragique que nous ne savons pas s’il a déféqué sur le sol et si nous avons pilé dedans par la suite…

Une image vaut mille mots…

•29 décembre 2009 • Laisser un commentaire

Surtout dans un mémo!

Voici une image de mon cerveau avant mon opération du 31 juillet dernier. La masse blanche qui se situe à gauche dans l’image est la tumeur (un oligoastrocytome grade 2 (à partir du grade 3, c’est considéré comme cancéreux)) qui a été enlevée avec succès et qui était bénigne (un mot qui n’est pas très juste à mon avis puisqu’elle m’avait donnée de l’épilepsie et condamnée à l’opération que j’ai dû subir, mais il est certain que c’est moins pire que la chimiothérapie et/ou la radiothérapie en plus).

Sur la photo, mon lobe temporal droit est situé à gauche. Si ce n’est pas déjà fait ou si vous voulez encore les lires, j’ai fait plusieurs mémos par rapport à ça ici, et là-bas. Comme je l’ai mentionné récemment, je parlerai un peu plus de mes crises d’épilepsies localisées dans un article ultérieur…

P.-S. La photo de moi en haut de la page date du printemps dernier. Donc, ma tumeur était là sans que le sache… je ne me doutais pas que les « buzzs » que j’avais de temps en temps étaient des crises d’épilepsies localisées. Remarquez les rayons de soleil à proximité de mon lobe temporal droit… coïncidence, synchronisme ou hasard? :P

Vingt mille lieues dans ma tête

•24 décembre 2009 • Laisser un commentaire

Le 20 décembre 2009 marque la date où j’ai terminé le livre que j’ai le plus apprécié de ma jeune existence, Vingt mille lieux sous les mers. J’ai malencontreusement manqué la représentation théâtrale qui était à l’affiche au Théâtre Denise-Pelletier dernièrement (l’unanimité règne chez les spectateurs en ce qui concerne la qualité de la pièce). Il y en aura d’autres… autant de lecture de Verne que de représentations aquatiques, enfin je l’espère.

J’ai passé la fin de semaine dernière à 300 km au nord de Montréal dans la région septentrionale où j’ai vu le jour. En réalité, Mont-Laurier se situe encore dans la région australe du Québec. Cependant, le montréalais moyen trouve cela hyperborée! La plupart du temps, les gens connaissent Mont-Tremblant et quand tu leur fais comprendre que c’est environ à mi-chemin entre Mont-Laurier et la métropole, un regard hétéroclite avec un peu d’essence de surprise se fait remarquer sur leur visage.

Voici les articles sur lesquels mon esprit travaille ardemment : Cétacé!; Génies jamais connus; Chroniques d’Antan pour gens du Futur ; Chop chop (partie finale : Strange Déjà Vu ou Réalité onirique); L’Appart douteux (L’Histoire); Le Capitaine; Le langage comme armistice; Et si nous étions faits d’une seule chose?; Da Vinci avait raison ; Interjections d’un Jim; Histoires vraies de mots inusités; Voyages simples d’anticipation. Que ce soit en dormant, en plaçant mes cannes de pâte de tomate à l’épicerie, en marchant à travers les rues de la métropole québécoise, en lisant ou en écoutant des chefs-d’œuvre, je construis ces idées avec véhémence et quasi imperceptiblement…

Qu’est-ce qui fait jaser le « backstore » ?

•16 décembre 2009 • 2 commentaires

Pas toujours facile d’être plongé dans la philosophie et la littérature tout en étant commis dans une épicerie… Voici un palmarès de phrases bizarres que j’ai entendu depuis mon retour :

« Vous n’avez pas d’la crème de champignons dans l’brun? »

« Avez-vous du yogourt sans morceaux dedans? »

« Avez-vous ça, ça s’appelle du fromage blanc? Tser, c’est comme en liquide un peu. »

Madame qui vient de prendre un truc avec un coupon-rabais : « C’est-tu pour moi le rabais?! »

Jeune dude qui voulait voler des trucs, entre autres des bananes et qui les a remis plus loin dans le magasin en voyant qu’il s’était fait voir… en sortant il dit en riant : « I like bananas. »

Le calme avant la tempête

•9 décembre 2009 • Laisser un commentaire

Demain matin, je me réveillerai et la douceur blanche recouvrira Montréal que je regarderai avec excitation enfantine à travers les fenêtres de l’Appart. Et je crierai : c’est HALLUUUUUUUUUUUUUUUCINAAAAANNNNNT!

Workin’ Them Angels

•30 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Cet article sera plutôt ironique puisque je suis « en congé » jusqu’à jeudi inclusivement.

Je suis arrivé à Mont-Laurier en début de soirée hier. Très éprouvante fut la veille : je me suis levé relativement de bonne heure pour me préparer en vue de mon séjour dans le comté d’Antoine-Labelle. Linge, cossins pour salle de bains, babioles électroniques, couteaux et extensions électriques que j’ai achetés en spécial au Canadian Tire pour le chalet.

Samedi soir, j’allais dans un bar sur la rue St-Denis pour assister au premier spectacle d’un groupe lauriermontois dont je connais plusieurs membres. Je connaissais aussi un membre du groupe qui terminait la soirée puisqu’il est dans le même bac que mon ami dans le premier groupe. C’est en raison de ce lien qu’ils ont pu jouer à Montréal. Pour la troisième fois depuis mon opération, je décidai de boire avec modération. J’ai finalement bu 3 blondes en fût qui m’ont carrément mis bien chaud. Je rentrai à pied à l’Appart puisque nous sommes à proximité du centre-ville et que ça allait faire passer un peu l’alcool. Je suis arrivé, je me suis brossé les dents, je suis allé voir mon coloc pour le fun (comme dans l’temps que je me saoulais souvent en allant voir une amie à l’autre bout de la ville régulièrement et que j’arrivais tout l’temps ben chaud). Par la suite, direction mon lit pour m’y échouer telle une baleine sur une rive.

Le réveil a été brutal même s’il s’est fait naturellement. C’est-à-dire que je n’ai pas eu besoin de cadran, mais que j’étais magané… un peu la gueule de bois comme on dit (même si, je le répète, pris que 3 bières). Je n’ai pas aimé ce que je ressentais tout comme la dernière fois que j’avais bu quelques jours auparavant. Je suis moins productif et les effets post-buvages sont très nocifs pour une lecture efficace. Lisant beaucoup ces derniers temps et réatteignant ma vitesse de croisière du printemps, je décide de tenter d’éviter la boisson le plus souvent possible à l’avenir… mis à part pour le temps des fêtes qui arrive à grands pas, ça va de soi! ;)

Je ne faisais pas que me diriger vers Mont-Laurier hier. C’était le salon funéraire du grand-père de mon meilleur ami d’enfance. Sa mère, était venue, il y maintenant presque 10 ans, au salon de mon grand-père paternel (qui est mort subitement dans la nuit du 24 mai 2000… arrêt cardiaque foudroyant semblerait-il). J’avais un lift avec des amis communs qui allaient m’amener à Mont-Laurier en plus par la suite. Donc, il était inévitable pour moi de faire acte de présence et de soutient à ce moment-là.

Beaucoup de trafic inattendu sur la 720 pour s’y rendre comme cela peut arriver souvent à Montréal.

J’essaie de me concentrer, mais la voix de mon grand-père qui crie à ma grand-mère résonne jusqu’en bas comme si j’étais à côté de lui. Ma grand-mère en fait autant parce qu’elle veut absolument se faire comprendre. Elle a besoin d’attention, veut s’exprimer, donc c’est son seul moyen d’y parvenir en quelque sorte.

Je suis dans le bureau où mon grand-père a pratiqué sa profession d’avocat pendant des dizaines d’années! J’ai servi d’intermédiaire tantôt pour que ce dernier transmettre un courriel à un de ses vieux amis du Collège l’Assomption dans l’temps que ce donnait encore le cours classique. Qui est l’équivalent du secondaire et du Cégep d’aujourd’hui.

Je me demande bien comment mon père a pu pratiquer environ 15 ans ici avec mon grand-père maternel. Il m’a souvent parlé à quel point il a pu vivre des situations cocasses en le faisant, mais on dirait que je réalise l’étendu des possibilités dans ma position actuelle. Je m’imagine en train de recevoir des clients ici et je me dis à quel point que je capoterais ben raide. C’est tellement drôle parce que je l’entends dire à ma mamie (grand-mère maternelle) à l’étage : « Aie, ça lui fait un beau bureau tranquille… la paix! » Je vais essayer de me rappeler de ça pour être un grand-père plus « aware » (Ouais, moi j’suis « aware » — Van Damme) s’il y a lieu que je le sois un jour.

En arrivant sur le boulevard Paquette hier soir, j’ai pu voir de mes yeux le début de la construction du futur bâtiment qu’occupera Canadian Tire. J’avais auparavant fait un p’tit article au sujet de ça qui a fait que plein de gens se sont vus atterrir sur mon site en voulant avoir des informations sur le sujet.

Je veux avoir la paix. Je suis venu ici en partie pour l’avoir et je ne l’ai pas vraiment eu parce que j’entends les cris d’une discussion entre mon grand-père et ma grand-mère. Je pense à tellement de choses en même temps… Je glisse, je glisse, je glisse à travers cette mascarade incompréhensible pour moi-même.

Donc, direction chalet ce soir. Pas d’accès internet, mais au moins, la criss de Sainte-Paix! Ouin monsieur (Comme disait un dude du Métro quand j’y travaillais il y a presque 2 ans. J’avais assimilé cette expression pour la dire à outrance et l’avait transmise à mon entourage… Ça me fait penser entre autres quand un de mes vieux chums été venu habiter 2 semaines à l’Appart… Probablement un des moments les plus intenses (dans l’sens surtout positif du terme) de colocation… OUIN MONSIEUR! Je vais aller préparer les trucs pour l’hiver. J’ai aussi l’intention de lire beaucoup.

Pour en venir au fait qu’en juin 2008, j’allais voir mon premier spectacle de Rush au Centre Bell. Une tournée qui appuyait la sortie de leur dernier cd : Snakes & Arrows. Onéreux, mais qui en valait la peine à tous les points de vue pour être bref. J’en parle puisqu’ils ont joué, entre autres, le morceau Workin’ Them Angels. Les images projetés en arrière-scène pendant la toune montraient différentes personnes en train de travailler et ont leur avait ajoutée des ailes d’anges. Le travail artistique était impeccable!

Ce gros détour pour souligner que le 2 novembre dernier marquait mon retour au travail officiellement après presque 3 mois de convalescence. Je retournai au Métro comme épicier que je fus jadis puisque mes neuros m’ont déconseillé le travail de technicien de spectacles pour une durée indéterminée pour x raisons. Je pense à tous les prolétaires de ce monde qui sont à la base de tout. Je pense aussi à ceux qui sont morts et qui nous ont permis d’avoir toutes les techniques contemporaines à notre service. Bref, je travaille avec acharnement, même si, d’un certain point de vue, j’aurais évité mon travail de commis en moment. Je le fait en souvenir de tous ceux qui ont fait qu’aujourd’hui, je peux respirer, écrire, lire, participer à des événements qui me plaisent… vivre quoi. Il ne faut pas se leurrer…

P.-S. Dernier jour de ce doux novembre.